Récit n°2 : PASSIONS, héroïnes et héros

« L’héroïsme appartient à l’instant, la sagesse à la durée, la sainteté appartient à l’éternité…mais l’éternité descendue dans le temps. »(*)

Passion(s) : voici bien un mot qui, au singulier comme au pluriel, ouvre la vision émotionnelle voire sensuelle que nous avons souhaitée pour le festival. En effet, durant ces trois années, avec l’aide d’artistes, d’historiens et de témoins nous appellerons vos sens et votre esprit à voir, entendre, sentir et comprendre cet Esprit des lieux.
Ce mot passion, quand il fait référence aux passions humaines, serait, selon les époques et les auteurs, une « maladie de l’âme » ou à l’opposé « quelque chose de divin qui élève l’humain au-dessus de l’humanité ».
A l’âge baroque, temps venu pour un nouveau langage, provoquer et exprimer l’émotion ou la passion devient le propos de la musique. Durant ces siècles, à l’image des peintres et artistes qui puisent leur inspiration dans la mythologie gréco-latine, quand héroïnes et héros, dieux et déesses, peuplent les œuvres qui s’affichent sur les murs des palais, les musiciens développent de nouvelles expressions, la cantate et l’opéra.
Chez les Romantiques la passion donne le sel de la vie. Elle leur offre la liberté créative. Symphonies et sonates prennent toute leur place au sein de ce mouvement qui touche le monde littéraire et artistique. « Je veux saisir le Destin à la gorge »…en quelques mots Beethoven ouvre magistralement, et en héros, ces temps de révolte. « Révolte, contre l’ennui. Révolte, contre le rationalisme qui brime les sentiments. Révolte, contre le siècle tout entier ! »**

Enfin, comment ne pas évoquer ces merveilleuses pages musicales, quand la théâtralisation, les larmes et la puissance des mots se font musique. Quand le mot passion, né du mot pathos, de la souffrance, de la naissance de l’ère baroque aux opéras spirituels, de Monteverdi à Bach, comment ne pas évoquer cet autre regard sur la Passion, celle du Christ et du récit dramatique des Evangiles.

Les musiciens accompagnent et enrichissent  ces mouvements. Discrète ou héroïque, leur vie sera à l’image des Passions de l’âme de Descartes qui décrit les émotions et les soubresauts du corps qui les accompagnent : « ralentissement du pouls et refroidissement de la poitrine pour la haine, réchauffement du corps pour la joie…»

Que cette saison 2020 vous procure ces grands moments d’émotions !

L’ESPRIT DES LIEUX…
La Relique, l’écho et l’empreinte

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