Graindelavoix >>> sculpteur de matière sonore

L’empreinte de la folie…le feu de saint Antoine

LE FEU SAINT ANTOINE

samedi 24 août | Eglise Notre Dame de Galilée | 21h


Site web  >> Ensemble Graindelavoix

Direction Björn Schmelzer
Anne-Kathryn Olsen, Albert Riera, Razek François Bitar, Marius Peterson, Arnout Malfliet, Joachim Höchbauer.


PROGRAMME
Antoine Busnois
(1433 -1492 ?) Anthoni usque limina
Missa L’Ardant Désir
(première mondiale )
Pierre de la Rue (1460 ? – 1518) Missa de Sancto Antonio


Conférences | Musée Pierre Noël
1/ Björm Schmeltzer (sujet en cours)
2/ Le retable d’Issenheim | Le Graduel de Saint-Dié (conférencier : en cours)


Feu de Saint Antoine, feu ou mal des ardents…ces vieux termes indiquent la charge de culpabilité entourant cette maladie, interprétée comme beaucoup d’autres dans l’ignorance de leurs causes, comme la punition divine d’une faute obscure. Sempiternel retour du péché originel, qui a distillé son venin de génération en génération.
On constitua une confrérie pour soigner les égrotants qui accouraient de toutes parts se mettre sous la protection de saint Antoine…

LE FEU SAINT-ANTOINE

Le feu Saint-Antoine (ou l’ergotisme) était une infection qui faisait des milliers de victimes au Moyen Âge. La maladie a été causée par la consommation de pain de seigle contaminé par la moisissure et provoquait des hallucinations extrêmes. La cause scientifique n’a été connue que dans les années 1930, en partie grâce à la recherche sur le LSD. Des peintres tels que Jérôme Bosch, Pieter Bruegel et Matthias Grünewald ont fabriqué des retables pour lutter contre la maladie.
Mais la polyphonie composée pour les offices de prière, destinée à conjurer le danger de l’incendie du feu Saint-Antoine, est moins connue. Antoine Busnoys a écrit le motet Anthoni usque limina dans lequel une partie est interprétée par une cloche, l’instrument par excellence, Busnoys a composé la Missa L’ardant Desir, inspirée par une chanson inconnue sur le «désir ardent» et Pierre de la Rue a composé une Missa de Sancto Antonio en l’honneur de Saint Antoine.

Graindelavoix vous emmènera dans un voyage de guérison avec de la musique pour combattre le mal, en tant que pharmakon pour conduire une maladie notoire.

gdv
Björn Schmelzer & Graindelavoix

« Depuis plus de dix ans, il encourage une forme de révolution dadaïste hors norme. La force de ses propositions vient pour beaucoup de la sculpture d’une matière sonore aux reliefs et aux volumes de cathédrales célestes. Cette expérience nouvelle de l’audition remet en cause la représentation même du gothique musical tel qu’elle a été façonnée depuis une cinquantaine d’années.
Homme de traditions, il aime les bousculer car il n’a pas oublié que dans tradition, il y a transmission et réception de quelque chose d’immatériel qui est à chaque fois renouvelé dans la vie même du don et de l’échange, ensemble.
Les chanteurs qui composent Graindelavoix composent, au sens le plus subjectif, avec leur histoire, ce qu’ils ou elles sont, leur culture et leur… grain de la voix. La formule empruntée à Roland Barthes et condensée en un seul mot redit bien l’importance de ce signifiant intangible (le « grain de la voix ») qui établit un point de contact entre la musique et la langue. Le grain est ainsi « le corps dans la voix qui chante, dans la main qui écrit, dans le membre qui exécute ».

Edouard Fouré Caul-Futy

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

WordPress.com.

Retour en haut ↑